Burnout planétaire - Le monde en chrysalide

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L’espèce humaine vit aujourd’hui le nez sur le guidon, impuissante ou indifférente aux impacts de ses choix et actes sur le monde et les générations de demain. Siècle après siècle, elle scie la branche sur laquelle elle est assise, fixant davantage son regard sur les profits et confort immédiats d’un petit nombre que sur le souci de construire un monde meilleur pour la majorité demain. Enorgueillie de l’illusion de son hégémonie et de sa toute-puissance sur la nature, elle est la seule espèce sur la planète à institutionnaliser l’exploitation sans vergogne des ressources de la Terre et des êtres qui l’habitent.

Le constat doit se faire : la technologie a évolué de manière exponentielle depuis la découverte du feu, mais pas notre Humanité. L’intelligence conceptuelle supplante de loin l’intelligence du cœur et l’intelligence vitale. L’être humain utilise la technologie non pas au service de son Humanité et du développement de son potentiel, mais au service des individualités et au prix de l’extinction ou de la menace de disparition de nombreuses espèces végétales et animales.

La loi du plus fort reste prépondérante dans toutes les sphères de vie, qu’elles soient privées ou professionnelles, doublée d’une profonde conviction que la vie ne fait pas de cadeau. Rivalité, peur, haine, jalousie, convoitise, envie, rejet, isolement font partie de notre quotidien. Méfiants, frustrés, crucialement en manque de sens, de reconnaissance, de sécurité et d’amour, l’Espèce Humaine Moderne mène une majorité d’interactions gorgées de jeux relationnels, guidés par des Egos sur-dimensionnés, blessés et sur le qui vive.

La nature de l’Homme crie au crime contre l’Humanité. Le système mondial est en surchauffe dans sa recherche de profit. Il vit une poly-crise : politique, économique, financière, démographique, climatique, résultat de l’absurdité de notre culture des maximas : maximum d’ambition, de changement, de (faux) besoins, de consommation, de rendement, de performance, de production, de capitalisation, d’échanges et de relations virtuelles, de modification de la nature…

L’épidémie de Burnout dans les pays développés révèle à qui peut l’entendre les nombreuses pathologies de notre civilisation et nous force à sortir la tête du sable. Si nous n’aimons ni notre vie ni notre monde, il est temps de faire de meilleurs choix, chacun à notre niveau. Le Burnout planétaire nous invite à re-choisir notre manière de vivre, à modifier notre perception de nous-mêmes et des autres. Il nous met face à l’urgence de changer notre rapport au monde, de transformer nos paradigmes collectifs sur le sens de La Vie… et de notre vie. Il bouleverse radicalement notre notion de bonheur, nous permet de prendre conscience de la place que nous octroyons et des moyens que nous mettons en place pour notre santé et notre bien-être.

Notre monde est un monde en chrysalide, et c’est une bonne nouvelle. Ce n’est qu’à ce prix que l’humain-chenille peut devenir papillon.