Le burnout, terreau fertile du renouveau

Extrait de mon livre « Génération burnout. Un monde en métamorphose ».
(La minute du papillon. Des petits pas pour un grand changement).

« Attention : se soigner physiologiquement du burnout est le point de départ incontournable, mais il n’est pas suffisant. Si je retourne dans le même contexte sans avoir changé mon point de vue ni même le moindre comportement, je risque une grave rechute.

Voici les étapes classiques du burnout et du processus progressif de guérison,
quand il est bien accompagné.

Certes, la route est longue, mais elle vaut le détour et surtout pas les raccourcis.

La survie : (souvent un temps de déni)

  • Mon monde extérieur reflète l’état chaotique de mon monde intérieur.
  • Je manque de joie de vivre.
  • Je me déconnecte de mon élan vital.
  • Mon mode de vie manque de sens.
  • Il crée une rupture au plus profond de moi-même.

La chute : (la sagesse de mon corps me rattrape, ma volonté ne fonctionne plus)

  • Un événement mineur me fait craquer et révèle le burnout qui couvait.
  • Mes réactions sont disproportionnées.
  • Je me sens épuisée et à fleur de peau.
  • Epuisé(e), résigné(e), je ne plus parviens plus à porter le masque.
  • Tout me dépasse, je n’y arrive plus.
  • Je suis forcé(e) de m’arrêter.
  • Je n’ai pas d’autre choix que de prendre soin de mon corps.

Le no man’s land : (je me sens perdu.e)

  • Je constate que quelque chose doit changer.
  • Je ressens le besoin impérieux de sortir de mes repères même si cela me fragilise.
  • Je suis terrorisé(e) à l’idée de replonger dans l’eau bouillante.
  • Je réalise avec vertige que la période de chrysalide va être longue.
  • Je n’ai plus ni confort, ni bénéfice secondaire à rester dans ce qui ne me convient pas.
  • Je ne sais ni ne sens toujours pas ce qui me convient.

La compréhension : (je m’ouvre au discernement, j’accepte de faire un bilan en toute sincérité)

  • Je lâche une fois pour toutes mes résistances.
  • Je me rencontre tel(le) que je suis, dans mon authenticité et ma vulnérabilité.
  • Je fais le point sur ce qui m’a mené(e) au burnout.
  • Je prends toute la mesure de l’absurdité de ce qui m’a mené(e) à l’épuisement.
  • Mon regard change : je ne vois plus moi, ni les autres, ni la vie sous le même angle.
  • Je ne parviens plus à me projeter dans ma vie d’
  • J’accepte d’apprendre à prendre soin de moi.

La reconnexion : (je me régénère)

  • Je recharge mes batteries.
  • Je renoue avec la sagesse et la joie de ma nature profonde.
  • Je retrouve mon élan vital.
  • Je réajuste mon mode de vie pour qu’il soit plus respectueux de mes vrais essentiels.
  • Je réalise que ma quête du « bonheur organique » est réaliste.

L’ouverture des possibles : (je prends mes responsabilités vis à vis de ma vitalité)

  • J’ose imaginer sortir un jour de ma chrysalide.
  • J’écoute sans auto-censure, ni peur du jugement, ce qui me fait vibrer.
  • J’ai l’audace d’explorer de nouvelles opportunités « out of the box».
  • J’envisage une réorientation professionnelle, et même un changement radical de vie.
  • Je veux me mettre au service de la vie, de ma vie.
  • Je mes redéfinis des buts valables.

L’envol : (je me force à sortir de mon cocon, devenu  confortable)

  • Je prends des initiatives quotidiennes pour y arriver.
  • J’explore, j’ose et je réajuste ma trajectoire.
  • Mes forces, mes facultés et mes talents s’éveillent.
  • Qui je suis et ce que j’accomplis dépasse de loin mes rêves.
  • Bien soigné, le burnout marque clairement un avant/après.
  • Je sors du burnout mais, attention, je reste un profil burnout.

La vigilance : (je m’écoute, j’écoute les signaux de mon corps)

  • Je repère quand je repars en vrille dans l’excès, le superlatif, le manque de nuance.
  • Je perçois la manifestation de mon agitation : workoholisme, premières fatigues, stress mental, insomnies, déni de mes besoins physiologiques, hyper-émotivité, irascibilité…
  • Sans jugement, je tire le frein à main.
  • J’utilise mes outils pour ralentir et revenir à la connexion à moi.
  • Je veille à mon équilibre de vie en lâchant mon obsession de la maîtrise et du contrôle.
  • Je prends des mesures pour ré-installer des routines de plaisir et de lien.

L’acceptation : (j’apprends à me reposer sur l’idée que « ok, c’est pas parfait mais c’est suffisamment bien)

  • J’accepte les limites « pro-burnout» de ma belle nature : impliquée, consciencieuse, dévouée, curieuse, enthousiaste, performante, compétente, exigeante…
  • J’accueille chaque rechute comme une opportunité de me comprendre, de m’accepter et m’aimer.
  • Je continue d’apprendre comment intégrer et soigner mon mode de fonctionnement « pro-burnout» ».

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