COACHING – Le plaisir, tabou?

COACHING – Le plaisir, tabou?

Ahhhhhh! Le plaisir… c’est toute une histoire!
On court derrière et quand on l’attrape, on a vite fait de se sentir coupable.
Or le plaisir une une sensation fondamentale de base, dont la fonction est essentielle : en leur indiquant la satisfaction de leurs besoins, elle participe de la survie des espèces. Le plaisir indique la satisfaction naturelle et instinctive d’un besoin.
Nos cellules savent ce qui est bon pour elles, elle ne font pas de « choix raisonné ».
Instinctivement, elles vont vers ce qui les garde en vitalité, vers la satisfaction de leurs besoins vitaux et elles fuient ce qui menace leur santé. C’est le principe-même de l’immunité!
Cependant, nous ne sommes pas qu’un corps physiologique. Et notre esprit aime se jouer de nous. Il aime nous mener par le bout du nez, nous couper de nos ressentis viscéraux (cellulaire, organique, physiologique) pour satisfaire les convoitises de notre Ego, ses exigences, ses attentes, ses manques, ses complexes. Il sait si bien trahir la notion de « plaisir vitalisant » par un tour de passe-passe.
C’est donc tout un chemin de pouvoir retrouver une sensation de plaisir cellulaire, organique, physiologique qui nous indique ce qui est bon pour nous, qui nous donne les clés de notre bien-être.  
 
Nous sommes nés pour le plaisir… et pourtant, la notion de plaisir est considérée comme peu respectable.
Dans beaucoup de cultures, le plaisir est teinté de perversions multiples : abus, obscénité, égoïsme, paresse, oisiveté, inconséquence…
Le jour où l’Homme s’est mis à réfléchir et raisonner sur les émotions (cf l’article sur les métats-états), il aurait mieux fait de se coincer la bulle au soleil, les orteils en éventail, une brin d’herbe au coin de la bouche et de s’émerveiller de l’instant présent en regardant les abeilles se rouler dans le pollen des fleurs :).

Les croyances collectives (nourries par l’interprétation d’événements traumatiques comme les guerres, les famines, ou construites par les codes de bienséance de la société, du milieu social, les héritages de convictions familiales…) nous formatent et influencent notre rapport au plaisir…

Peut-être aussi est-ce plus « commode » pour notre société de « contrôler » des « êtres de devoir » qui restent sur les rails autorisés, plutôt que des êtres heureux et libres, capables et responsables de choisir ce qui est bon pour eux?

Faisons le tour de des croyances classiques que l’on peut trouver sur le plaisir :

« On est pas là pour rigoler; il faut le mériter; il est suspect voire honteux; il rend égoïste; une fois qu’on y goûte, on ne sait plus s’en passer; il détourne du réalisme; il coûte cher »…

Quel dommage de « traiter » le plaisir avec si peu de conscience et tant de mépris!  

Au plus le plaisir est tabou, au plus on le recherche de manière détournée, non avouée… non assumée. Car on reste des êtres organiques et la recherche instinctive du plaisir guide tous nos comportements!  

Nous raisonnons et rejetons parfois tellement nos besoins que, déniés, ils se transforment en désirs compulsifs irrépressibles « anti-organiques », en compensations peu écologiques pour soi et/ou son environnement.

Notre instinct sait très bien ce dont nous avons besoin, mais à force de raisonnement « raisonnable », d’auto-jugement ou de craintes du jugement des autres, à force de s’inhiber pour toutes les « bonnes raisons » du monde (les « je ne peux quand même pas m’autoriser ce plaisir-là!), nous n’avons plus accès aux informations vitalisantes essentielles du plaisir et nous tombons parfois dans le plaisir compensatoire (ou plaisir indirect) et culpabilisant : on se gave de chocolat pour combler un manque affectif, on s’achète une voiture décapotable pour épater le voisin.

Mais en réalité, on renforce au passage les émotions négatives, puisque le besoin réel n’est pas comblé.

En nous indiquant ce qui est bon pour nous (pour notre bien-être physique, relationnel et psychologique), le plaisir contribue à notre équilibre biologique, physiologique et émotionnel.

Il renforce notre système immunitaire, stimule notre joie de vivre et notre sentiment de satisfaction. Il contribue au développement de l’estime de soi et de notre bien-être général. Il favorise notre dynamisme et notre vitalité tant physique que psychologique. Enfin, savoir se laisser guider par le plaisir favorise le développement de relations dénuées de jeux de pouvoir… car trouver jouissif d’avoir le dernier mot ou de rabattre le caquet sont des plaisirs compensatoires :)…

Assumons nos besoins, ils sont essentiels pour notre vitalité! 

Il est donc essentiel de pouvoir les entendre et les satisfaire (quitte à ce que la satisfaction soit postposée), en sachant qu’il y a 1001 manières de les satisfaire! A nous de choisir la manière la plus accessible, simple et constructive de les satisfaire.

Et réhabilitons notre droit au plaisir!!! 

Simple, jubilatoire, béat, jouissif ou voluptueux, le plaisir s’exprime de bien des manières, qu’il soit physique, émotionnel ou intellectuel.

Et rappelons que le plaisir est relatif et individuel : ce qui nous fait plaisir ne fait pas nécessairement plaisir à un autre. Vérifions donc l’adage « Ne fait pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse! ». Chacun est seul à déterminer le degré de plaisir que lui procure telle ou telle manière de le satisfaire.

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